Fuentes sagradas de Tambomachay

Tambomachay et Puka Pukara

Le bain de l’Inca, aux fontaines qui coulent toujours, et Puka Pukara, la forteresse rouge

Vérifié auprès des sources officielles

L’essentiel

  • Tambomachay est un ensemble inca dédié au culte de l’eau, connu sous le nom de « bain de l’Inca ».
  • Il se trouve à environ 7,5 km de Cusco par la route de Pisac ; c’est le site le plus éloigné du circuit des collines.
  • Il est situé à 3 805 m, environ 400 m au-dessus de la Plaza de Armas.
  • En face se trouve Puka Pukara, la « forteresse rouge », un tambo et poste de contrôle du chemin inca.
  • On y va en taxi, avec les bus pour Pisac ou lors d’une visite guidée de la ville ; l’entrée se fait avec le Boleto Turístico de Cusco (partiel du circuit I : S/ 70 pour les étrangers).
  • Aucun horaire officiel unique n’est publié : arrivez avant 16 h et vérifiez au moment d’acheter le billet.

Tambomachay est un ensemble inca dédié au culte de l’eau, connu sous le nom de « bain de l’Inca », à environ 7,5 km de Cusco par la route de Pisac et à 3 805 m d’altitude. Ses murs en terrasses guident une source à travers des canaux et des fontaines qui coulent encore toute l’année. Juste en face se trouve Puka Pukara, la « forteresse rouge ». Les deux se visitent avec le Boleto Turístico de Cusco.

Qu’est-ce que Tambomachay ?

Tambomachay est un site archéologique inca situé au nord-est de la ville de Cusco, dans un petit ravin où jaillit une source. Les Incas l’ont canalisée grâce à un ouvrage hydraulique d’une grande précision : terrasses de pierre finement taillée, niches trapézoïdales et un réseau de canaux qui répartit l’eau en chutes et en fontaines.

Les interprétations les plus admises le rattachent au culte de l’eau, l’un des éléments sacrés de la religion andine, et au repos de la noblesse inca. L’agence de presse publique Andina le décrit comme un lieu de bain et de repos de l’Inca, lié aussi à la régénération de la terre. D’où son surnom de « bain de l’Inca », même s’il ne s’agissait ni d’une piscine ni d’un bain au sens actuel.

Était-ce vraiment le bain de l’Inca ?

L’idée a un fondement, mais elle n’est pas prouvée. La fiche du Mincetur, le ministère péruvien du Tourisme, indique qu’il s’agissait « apparemment » du lieu de bain favori de l’Inca et compare son « Baño de la Ñusta » à celui d’Ollantaytambo. PromPerú évoque des bains rituels avant des événements religieux ou politiques. Le chroniqueur Bernabé Cobo, en revanche, ne parle d’aucun bain : il décrit une maison d’Inca Yupanqui, où celui-ci logeait lorsqu’il partait à la chasse.

Le plan directeur du ministère de la Culture est plus prudent. D’après ses constructions liées à l’eau, il en déduit qu’il s’agissait d’un sanctuaire où se déroulaient des rituels associés à cet élément. La fiche du Mincetur ajoute une autre lecture, celle d’un pilier du système défensif de la vallée. Le plus sûr est de s’en tenir à la première : un lieu sacré de l’eau. Le bain rituel reste une possibilité raisonnable, non un fait documenté.

La source et le culte de l’eau

Selon le plan directeur, les fontaines, les sources (puquios) et les lagunes (cochas) étaient des lieux de culte, car l’eau était associée à la vie, à la fertilité de la terre et aux bonnes récoltes. Tambomachay n’est pas un ouvrage isolé : le document décrit dans le parc archéologique un système hydraulique à cinq sous-systèmes, dont celui de Tambomachay, associés à des terrasses et reliés à la vallée de Cusco. Il le définit aussi comme un lieu sacré et de contrôle hydraulique pour les panacas royales, les lignages nobles de Hanan Qosqo.

Le site occupe les deux rives de la rivière Tambomachay, dans la partie plate et basse du ravin. Plus en aval, ce même cours d’eau prend le nom de Cachimayo.

Que signifie Tambomachay ?

Le nom réunit deux mots quechuas : tambo (tampu), le relais ou lieu d’étape du chemin inca, et machay (mach’ay), que l’on traduit par « grotte » ou « abri ». On l’explique généralement comme « lieu de repos ». Vous le verrez aussi écrit Tambomachai ou Tampumachay.

Les sources officielles ne concordent pas tout à fait. La fiche du Mincetur donne deux lectures : tampu comme logement collectif et mach’ay comme lieu de repos, ou machay comme grotte ou caverne. Le plan directeur alterne Tambomachay et Tanpumachay, et il signale un détail curieux : sur la rive gauche de la même rivière se trouve un site appelé Mach’ay, un abri rocheux naturel de 18 m de large et 7 m de haut, avec un mur de soutènement et un escalier. Rien ne prouve que le nom vienne de là, mais cela correspond au sens de « grotte ». Cet abri ne figure pas dans le circuit touristique.

Histoire de Tambomachay et de Puka Pukara

Une huaca sur les ceques de l’Antisuyu

Les Incas organisaient leurs lieux sacrés, les huacas, le long des ceques, des lignes imaginaires qui partaient du Qorikancha. Cobo, qui écrivait en 1653, fait de Tambomachay la neuvième huaca du premier ceque de l’Antisuyu et la décrit ainsi : « c’était une maison d’Inca Yupanqui, où il logeait quand il allait à la chasse » (notre traduction). Il ajoute qu’elle se trouvait sur une colline près du chemin des Andes et qu’on lui sacrifiait de tout, sauf des enfants.

Et si la maison de l’Inca était Puka Pukara ?

Le site que nous appelons aujourd’hui Tambomachay n’est peut-être pas celui de la chronique. Le plan directeur rapporte que John Rowe et Susan Niles identifient cette neuvième huaca à Puka Pukara, située près du chemin qui monte au col de Queser et continue vers Huchuy Qosqo. À partir de cette idée et de son travail de terrain, l’archéologue Brian Bauer propose que l’actuel Tambomachay soit la dixième huaca, Quinua Puquio, que Cobo décrit comme une fontaine près de Tambomachay « composée de deux sources » (notre traduction). Ce sont des hypothèses, non des faits établis, mais ce détail rappelle les deux jets de la fontaine que vous voyez aujourd’hui.

Des terres de puna à la communauté paysanne

Après la conquête, l’usage du lieu a changé. Une concession de terres de 1552 montre que les terres de Pucara, avec leur « castillo del Ynga » (château de l’Inca), appartenaient à don Felipe Topa Yupanqui Atauchi et jouxtaient celles de Tambomachay, propriété de doña Juana Marcachimbo, tous deux descendants de Túpac Yupanqui. Un document de 1652 appelle Puka Pukara Pucaracay et le décrit comme « unos paredones del tiempo del Ynga », de grands murs du temps de l’Inca.

Située à plus de 3 700 m, la zone a été traitée comme une terre de puna, avec des estancias et une hacienda surtout vouée à l’élevage. Tambomachay était déjà une hacienda en 1741 et l’est restée jusqu’à la réforme agraire, où elle est devenue une coopérative. La communauté paysanne de Tambomachay s’est organisée en 1987.

Aujourd’hui, les deux sites comptent parmi les 96 du parc archéologique de Saqsaywaman, et le plan directeur les intègre à ses zones monumentales de protection stricte. Leur état de conservation est moyen : l’humidité et les infiltrations fragilisent les structures de Tambomachay, et les lichens abîment peu à peu les pierres de Puka Pukara.

Que voir à Tambomachay

Le plan directeur divise le site en trois secteurs : Fuentes (fontaines), Andenes (terrasses) et Pukara. Le premier est celui que tout le monde vient voir.

Les fontaines cérémonielles

C’est ce qui a fait la renommée du site. L’eau descend par des canaux taillés et jaillit en une chute qui se divise en deux jets jumeaux, tombant dans un petit bassin. Selon Andina, deux aqueducs taillés dans la roche maintiennent un débit constant d’eau claire toute l’année, y compris en saison sèche. Voir l’eau s’écouler dans un système vieux de plus de cinq siècles est la principale raison de venir.

Le secteur Fuentes est une succession de quatre plateformes. Sur les deux plateformes inférieures, d’environ 1,20 m de haut, circule dans le sens de la longueur et de la largeur le canal qui alimente la fontaine. Observez comment la pierre change : le plan directeur souligne la maîtrise de la fontaine, différente des murs de soutènement qui l’entourent, en appareil polygonal à bossage.

Les terrasses et les niches

Derrière les fontaines s’élèvent plusieurs niveaux de murs en terrasses, percés de grandes niches trapézoïdales, la forme typique de l’architecture inca. Les pierres sont parfaitement ajustées, sans mortier, dans le style des édifices les plus importants de l’empire.

Ce sont les deux plateformes supérieures, aux murs hauts, avec des niches où une personne peut tenir. Le troisième mur dépasse 3 m de haut et compte deux niches ; le quatrième, quatre. Plusieurs escaliers relient les niveaux.

Les secteurs Andenes et Pukara

Le secteur Andenes compte deux ou trois terrasses et une seconde fontaine d’appareil fin, à un seul jet, taillée en tirant parti de la roche. Le secteur Pukara, sur la rive gauche de la rivière, est une structure en forme de tour érigée sur un affleurement rocheux, soutenue par trois terrasses d’environ 14 m de long. Ne le confondez pas avec Puka Pukara, le site d’en face.

Les environs

Tambomachay se trouve dans une zone de pâturages et d’eucalyptus, avec vue sur les collines qui entourent la vallée de Cusco. C’est le point le plus haut du circuit des sites incas des collines, et la route continue d’ici vers Pisac et la Vallée sacrée. Dans le même ravin, le plan directeur signale d’autres sites mineurs, comme les terrasses de Tuqowachana et de Wallatawachana, et la source de Qinuapuquio figure parmi ses points d’intérêt géologique.

Que voir, dans l’ordre

Tambomachay n’a pas de parcours officiel publié, contrairement à Sacsayhuamán. Vu la forme du site, cet ordre fonctionne bien :

  1. Les deux plateformes inférieures, avec le canal qui les parcourt.
  2. La fontaine principale, avec ses deux chutes.
  3. Les hauts murs à niches, par l’escalier.
  4. La fontaine à un seul jet, dans le secteur Andenes.
  5. La tour du secteur Pukara, si l’accès est ouvert.

Puka Pukara, la forteresse rouge

De l’autre côté de la route, à quelques minutes à pied de Tambomachay, se trouve Puka Pukara. Son nom quechua signifie « forteresse rouge », en raison de la teinte rougeâtre que prennent ses pierres au coucher du soleil. On y voit des enceintes, des places intérieures, des terrasses, des escaliers et des restes de canaux, bâtis sur une petite butte qui domine le chemin.

Pourquoi est-il rougeâtre ?

Cosituc, l’organisme qui gère le Boleto Turístico, et Andina l’expliquent par la couleur que prennent les pierres au coucher du soleil. La fiche du Mincetur donne une raison plus précise : ce sont des pierres calcaires qui ont pris la coloration rougeâtre d’un terrain très riche en fer. Les deux explications sont compatibles : la teinte est dans la pierre et la lumière rasante la révèle.

Forteresse, tambo ou poste de contrôle ?

Malgré son nom, ce n’était pas une forteresse militaire à proprement parler. On l’interprète comme un poste de contrôle et un tambo du chemin inca vers la Vallée sacrée : un lieu de surveillance et de repos pour les voyageurs. Selon Andina, quand l’Inca se rendait à Tambomachay, lui et sa suite logeaient ici.

La fiche du Mincetur le définit comme un site de contrôle administratif plus que militaire, qui protégeait Tambomachay et a pu servir de porte d’entrée à Cusco depuis l’Antisuyu. Cela correspond à l’emplacement : le plan directeur identifie dans cette zone des tronçons du Qhapaq Ñan vers l’Antisuyu et des chemins secondaires vers Pisac, Corimarca et Taray. Il considère aussi Puka Pukara comme un établissement des ayllus royaux de Hanan Qosqo. PromPerú, de son côté, le présente comme un poste militaire ou de surveillance. Ces fonctions ne s’excluent pas, et le débat reste ouvert.

Que voir à Puka Pukara

  • La muraille : un mur de soutènement de grande hauteur qui borde presque tout le site, sauf le côté ouest.
  • La plateforme : le plan directeur la décrit « a modo de usnu », c’est-à-dire comme une plateforme cérémonielle.
  • Le patio : cinq enceintes rectangulaires autour d’un espace ouvert, reliées à un passage par une porte à double jambage.
  • Les enceintes du nord : l’une conserve dix niches, six sur le mur du fond et quatre en façade, et tout près se trouve un espace cérémoniel avec quatre autres niches.
  • Les fontaines de l’ouest : deux fontaines reliées à des canaux, une structure hydraulique à caractère cérémoniel.
  • Les belvédères : deux plateformes au sud-est et, à l’est, une cavité « a modo de chincana », comme un tunnel.
  • Le chemin : à l’ouest subsiste un tronçon préhispanique d’environ 170 m de long et 4 m de large.
  • Durée : de 20 à 30 minutes.
  • Entrée : comprise dans le même Boleto Turístico que Tambomachay.

Conseil : visitez Puka Pukara en fin d’après-midi, quand la lumière rasante teinte ses murs de rouge et que l’on comprend d’où vient son nom, mais vérifiez d’abord l’heure de fermeture. Le matin, en revanche, Tambomachay est moins fréquenté.

Comment aller à Tambomachay depuis Cusco

Tambomachay se trouve à environ 7,5 km de la ville, sur la route de Cusco à Pisac, selon Andina. C’est le site le plus éloigné du circuit des collines : mieux vaut ne pas y monter à pied depuis le centre.

  • En taxi : c’est l’option la plus pratique. Le Mincetur compte de 15 à 20 minutes de trajet. Convenez du prix avant de monter.
  • En transports en commun : les bus et colectivos qui vont de Cusco à Pisac passent sur la route devant le site ; demandez à descendre à Tambomachay. Les lignes urbaines, c’est autre chose : selon le plan directeur, l’une va jusqu’à Qenqo et l’autre jusqu’à Yuncaypata, alors demandez jusqu’où elle va avant de monter.
  • Avec une visite guidée de la ville : les visites d’une demi-journée se terminent généralement ici, après le Qorikancha, Sacsayhuamán, Qenqo et Puka Pukara.

En venant de Cusco, Puka Pukara se trouve à droite de la route et Tambomachay à gauche, par un chemin empierré d’environ 800 m, selon le plan directeur. Le parking de Tambomachay est petit et situé dans un virage. Le plan signale le risque pour les visiteurs aux heures où les bus sont les plus nombreux : soyez prudent en descendant du véhicule et en traversant.

Le retour à pied vers Cusco

Le programme préféré de ceux qui voyagent par leurs propres moyens consiste à monter en taxi jusqu’à Tambomachay et à revenir à pied, toujours en descente, en visitant les quatre sites du circuit :

  1. Tambomachay : le point de départ, le plus haut.
  2. Puka Pukara : en face, de l’autre côté de la route.
  3. Qenqo : en descendant par la route ou par les sentiers.
  4. Sacsayhuamán : à environ 15 minutes à pied de Qenqo.
  5. Cusco : descente par le quartier de San Cristóbal jusqu’à la Plaza de Armas.

Avec les visites, comptez une demi-journée. Partez tôt pour avoir le temps et une belle lumière, et ne faites pas le dernier tronçon de nuit.

Le dénivelé total est d’environ 400 m. Les deux tronçons qui descendent le plus sont ceux entre Puka Pukara et Qenqo, environ 180 m, et entre Sacsayhuamán et la Plaza de Armas, environ 190 m. Aucune source officielle ne publie la distance du sentier. À titre indicatif, il y a environ 7,5 km par la route jusqu’à la ville et, à vol d’oiseau d’après les coordonnées du plan directeur, environ 3 km de Puka Pukara à Qenqo et environ 1,2 km de Qenqo aux murailles de Sacsayhuamán. Le plan directeur décrit le circuit dans l’autre sens, de Sacsayhuamán à Tambomachay, en véhicule ou à pied, et rappelle qu’un chemin rituel inca reliait déjà ces lieux.

Si vous aimez marcher, le même plan propose un itinéraire sur un tronçon du Qhapaq Ñan, de Puka Pukara au col de Q’eser, à 4 042 m. C’est une proposition du document, non un itinéraire à considérer comme ouvert : renseignez-vous d’abord auprès de la direction régionale du ministère de la Culture (Dirección Desconcentrada de Cultura).

Important : à 3 805 m, Tambomachay est le site le plus haut du circuit, environ 400 m au-dessus de la Plaza de Armas. Si c’est votre premier ou deuxième jour à Cusco, faites la visite en taxi ou en visite guidée et gardez la descente à pied pour quand vous serez acclimaté. Plus de conseils dans notre guide du mal des montagnes à Cusco.

Les quatre sites des collines comparés

Les 4 sites incas près de Cusco : altitude de chacun

Point de départ
Cusco (Plaza de Armas)3 399 m
Du plus proche au plus éloigné, sur la route de Pisac
Sacsayhuamánles murailles, au-dessus de la ville3 591 m
QenqoQenqo Grande3 603 m
Puka Pukaraen face de Tambomachay3 786 m
Tambomachayà environ 7,5 km de la ville3 805 m
Altitudes en mètres d’après le plan directeur du parc archéologique de Saqsaywaman 2024-2030 (ministère de la Culture) ; distance jusqu’à Tambomachay d’après Andina. Le plus simple : un taxi jusqu’à Tambomachay, puis redescendre à pied.
SiteLe point fortAltitudeEffort pendant la visiteMeilleur moment
TambomachayFontaines et canaux alimentés toute l’année3 805 mFaible, avec quelques escaliersMatin
Puka PukaraEnceintes de pierre rougeâtre et vue sur le chemin3 786 mFaibleFin d’après-midi
QenqoGrotte à l’autel taillé et canal en zigzag3 603 mFaibleAvant 11 h
SacsayhuamánMurailles en zigzag aux blocs gigantesques3 591 mMoyen, en raison de l’étendueMatin ou après-midi, avec une belle lumière

Pourquoi les chiffres changent selon la source

Pour ces sites circulent des données différentes, même dans les sources officielles. Voici les chiffres retenus dans ce guide et les autres que vous rencontrerez :

DonnéeDans ce guideAutres chiffres officiels
Altitude de Tambomachay3 805 m (plan directeur)3 700 m (Mincetur et PromPerú)
Altitude de Puka Pukara3 786 m (plan directeur)3 764 m (Mincetur)
De Cusco à TambomachayEnviron 7,5 km (Andina)7,32 km et 8 km (Mincetur) ; 8 km (PromPerú)
De Cusco à Puka PukaraEnviron 7 km (Mincetur)7,2 km (Mincetur, tableau d’accès)
Entre Tambomachay et Puka PukaraQuelques minutes à pied300 m (PromPerú) ; 1 km (Mincetur)

Nous utilisons les altitudes du plan directeur, car elles proviennent des coordonnées de chaque site. D’après ces mêmes coordonnées, Tambomachay et Puka Pukara sont à environ 700 m à vol d’oiseau.

Entrée et horaires

Tambomachay et Puka Pukara ne vendent pas d’entrée à l’unité : les deux se visitent avec le Boleto Turístico de Cusco. Le billet intégral de 10 jours convient, tout comme le billet partiel du circuit I, qui couvre aussi Sacsayhuamán et Qenqo. Si vous n’avez pas encore le billet, vous pouvez l’acheter à la billetterie de n’importe lequel des quatre sites, en personne et avec votre pièce d’identité. Voici les tarifs de Cosituc :

BilletCe qu’il comprendValiditéÉtrangerPéruvien ou résident
Partiel du circuit ISacsayhuamán, Qenqo, Puka Pukara et TambomachayÉtranger : 5 jours. National : 1 jourS/ 70S/ 40
IntégralLes trois circuits du billet10 joursS/ 130S/ 70
Intégral pour étudiantsLes trois circuits du billet10 joursS/ 70S/ 40

Tarifs vérifiés le 31 octobre 2026. Confirmez-les sur le canal officiel avant d’acheter.

Horaires de Tambomachay et de Puka Pukara

Nous n’avons pas trouvé d’horaire officiel unique publié par Cosituc ou par la direction régionale du ministère de la Culture, et les chiffres disponibles ne concordent pas. En 2018, Andina indiquait du lundi au dimanche, de 7 h à 18 h, pour les sites de ce circuit. La fiche du Mincetur sur Tambomachay indique de 8 h à 16 h, et celle sur Puka Pukara de 6 h 30 à 16 h. Le plan directeur signale pour sa part des groupes de touristes à Tambomachay jusqu’à 17 h 30.

Important : pour plus de sûreté, visitez les deux sites entre 8 h et 16 h, le créneau sur lequel toutes ces sources s’accordent, et vérifiez les horaires au moment d’acheter le billet.

Combien de temps prévoir

Comptez de 30 à 45 minutes pour Tambomachay et de 20 à 30 pour Puka Pukara. Avec la marche entre les deux, cela fait environ une heure et demie. Si vous faites les quatre sites du circuit, réservez une demi-journée.

Quand y aller, climat et que prévoir

Le plan directeur situe les heures de plus forte affluence à Tambomachay de 11 h à 13 h et de 15 h à 17 h 30. Pour plus de tranquillité, allez-y tôt le matin ou entre ces deux créneaux. Puka Pukara reçoit moins de monde : selon les chiffres de Cosituc pour 2018 repris par le Mincetur, il a compté environ 323 000 visites, contre environ 468 000 à Tambomachay.

Tambomachay est plus exposé que le centre de Cusco : il y fait plus venteux et plus froid, surtout tôt le matin et au coucher du soleil, et le soleil de midi brûle. En saison des pluies, de décembre à mars, les averses arrivent généralement l’après-midi et le chemin de descente devient boueux. Consultez le détail dans le climat à Cusco et préparez votre sac avec la liste que mettre dans sa valise pour Cusco :

  • Une couche chaude et un coupe-vent.
  • Casquette, lunettes de soleil et crème solaire.
  • De l’eau et de quoi grignoter : les services sont limités et mieux vaut ne pas en dépendre.
  • Des chaussures à bonne semelle pour les sentiers de descente.
  • Le Boleto Turístico et votre pièce d’identité.

Quels services y a-t-il ?

Les fiches du Mincetur citent la vente d’artisanat, des toilettes et des guides sur les deux sites, ainsi que des kiosques de nourriture et de boissons à Puka Pukara. Le plan directeur signale que les toilettes de Tambomachay sont insuffisantes et étaient en mauvais état, et que le parc n’a ni musée de site ni centre d’interprétation. Lisez l’essentiel avant de partir ou prenez un guide officiel. Et respectez les zones fermées : l’humidité fragilise déjà ces structures.

En résumé : Tambomachay selon votre situation

  • Vous voyagez par vos propres moyens : taxi jusqu’à Tambomachay, visite de Puka Pukara et descente à pied par Qenqo et Sacsayhuamán.
  • Vous avez peu de temps ou venez d’arriver : une visite guidée de la ville l’après-midi, transport compris, qui se termine ici.
  • L’ingénierie inca vous passionne : combinez-le avec Tipón, dans la Vallée sud, un autre grand site de canaux et de fontaines.
  • Vous voulez éviter les groupes : arrivez tôt le matin et gardez Puka Pukara pour la fin de la visite.
  • Vous continuez vers la vallée : il est sur la route de Pisac et de la Vallée sacrée.

Pour le reste de la ville, avec durées et entrées, lisez que faire à Cusco et, pour tout répartir dans votre voyage, notre itinéraire à Cusco en 3, 5 et 7 jours.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Tambomachay ?

Un site archéologique inca avec des terrasses, des canaux et des fontaines qui sont toujours alimentés toute l’année. On le relie au culte de l’eau et au repos de la noblesse inca.

Que signifie Tambomachay ?

Le nom associe tambo, le lieu d’étape du chemin inca, et machay, « grotte » ou « abri » en quechua. On le traduit généralement par « lieu de repos ».

Pourquoi l’appelle-t-on le bain de l’Inca ?

À cause de ses fontaines cérémonielles, où l’eau tombe en deux jets jumeaux. Andina et PromPerú parlent de repos et de bains rituels, mais le chroniqueur Cobo décrit une maison de chasse d’Inca Yupanqui, et le plan directeur un sanctuaire de l’eau.

Qu’est-ce que Puka Pukara ?

Un site inca situé en face de Tambomachay, dont le nom signifie « forteresse rouge ». On l’interprète comme un tambo et un poste de contrôle du chemin ; le Mincetur le considère plus administratif que militaire.

Comment aller à Tambomachay depuis Cusco ?

En taxi, avec les bus et colectivos qui vont à Pisac ou lors d’une visite guidée de la ville. Beaucoup de voyageurs montent en taxi et redescendent à pied par Puka Pukara, Qenqo et Sacsayhuamán.

Combien coûte l’entrée de Tambomachay ?

Aucune entrée n’est vendue à l’unité. Le partiel du circuit I du Boleto Turístico coûte S/ 70 pour les étrangers et S/ 40 pour les Péruviens et résidents ; l’intégral, S/ 130 et S/ 70, selon Cosituc.

Quelle est l’altitude de Tambomachay ?

Environ 3 805 m selon le plan directeur du ministère de la Culture, le point le plus haut des sites incas des collines de Cusco. Certaines sources arrondissent à 3 700 m. Si vous venez d’arriver, faites la visite en taxi ou en visite guidée.

Quels sont les horaires de Tambomachay ?

Aucun horaire officiel unique n’est publié. Andina indiquait de 7 h à 18 h en 2018, et la fiche du Mincetur de 8 h à 16 h. Arrivez avant 16 h et vérifiez au moment d’acheter le billet.

Combien de temps faut-il pour visiter Tambomachay et Puka Pukara ?

De 30 à 45 minutes pour Tambomachay et de 20 à 30 pour Puka Pukara. Avec la marche entre les deux, cela fait environ une heure et demie.

Quelle distance sépare Tambomachay de Puka Pukara ?

Quelques minutes à pied. PromPerú parle de 300 m et le Mincetur de 1 km ; les coordonnées du plan directeur les situent à environ 700 m à vol d’oiseau.

Peut-on revenir à pied de Tambomachay à Cusco ?

Oui, en descendant par Puka Pukara, Qenqo et Sacsayhuamán, avec environ 400 m de dénivelé. Comptez une demi-journée avec les visites, partez tôt et gardez cela pour quand vous serez acclimaté.

Pourquoi Puka Pukara est-il rougeâtre ?

La fiche du Mincetur l’attribue à des pierres calcaires qui ont pris la couleur d’un terrain riche en fer. Cosituc et Andina soulignent la teinte qu’elles prennent au coucher du soleil.

Sources officielles

Paul Pumalloclla

Comment nous avons préparé ce guide

Écrit par · 17 ans dans le tourisme

  1. Sources officielles Prix, horaires et règles vérifiés auprès du ministère de la Culture du Pérou, du SERNANP, de PromPerú et des compagnies de train et de bus.
  2. Sources citées Chaque guide renvoie, à la fin, vers les sources utilisées.
  3. Toujours à jour Quand une règle change, nous mettons à jour le guide et sa date.

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